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«Avec le SIBU, je peux accompagner des personnes afin qu’elles puissent achever leur formation professionnelle ou réintégrer leur poste de travail.»

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Martin McCombie

Martin McCombie forme des clients du SIBU afin de leur permettre de travailler à un nouveau poste après avoir appris à compenser leur handicap visuel grâce à une formation de base. Il assure également un enseignement en Information, Communication, Administration (ICA) pour des élèves malvoyants en formation commerciale. Nous avons pu le suivre dans le cadre de cette dernière tâche.

Une bonne intuition des gens

Doté d’une grande expérience dans le domaine de la formation pour adultes, le spécialiste en eLearning et ancien instructeur de plongée possède une bonne intuition des gens. Ses clients l’aiment bien. Il travaille de manière très concentrée avec eux, tout en conservant un côté décontracté qui a un impact positif sur le climat d’apprentissage.

Une approche différente du travail sur ordinateur

Les malvoyants s’organisent de manière entièrement différente à l’intérieur d’un document. Ce qu’une personne voyante saisit d’un coup d’œil – où se trouvent les tableaux et les titres par exemple – demande un tout autre effort à une personne ayant un déficit visuel. Lorsqu’elle travaille sur un ordinateur, elle a besoin d’une commande clavier pour chaque action à exécuter. L’enseignant ICA lui apprend ces raccourcis clavier.

Le mode d’utilisation d’un ordinateur est beaucoup plus complexe pour une personne ayant un déficit visuel. Il est axé sur la compensation du handicap. En d’autres termes, il faut pouvoir se servir d’un ordinateur sur un autre mode qui ne passe pas par la vue.  Le travail adapté au handicap visuel repose sur l’emploi de raccourcis clavier et de logiciels d’agrandissement de l’affichage ou de synthèse vocale ; tout cela ne peut être intégré à un cours normal.

En tant qu’enseignant, Martin McCombie fait souvent office de traducteur. Lorsque, dans un exercice, il y a un tableau avec des lignes rouges qui est délimité par une bordure plus épaisse, il s’efforce de le dépeindre de manière que sa cliente puisse s’en faire une image. Durant l’exercice lui-même, il décrit à son élève ce qui a changé après chaque action effectuée dans le document. Dans ses cours, il s’aide aussi d’objets physiques. Il explique où se trouve des bullets points dans un document avec des bouteilles d’eau et indique les blocs de texte avec d’autres objets. Ensuite, il prend la main de son élève et lui fait sentir où sont placés des retraits de paragraphe. Elle parvient ainsi à se faire une impression de la façon dont est composé le document.

Dans le cadre du cours individuel pour les élèves déficients visuels, il s’agit de compenser autant que possible les problèmes qui se posent à eux en matière de mémorisation des informations et de consolidation du contenu des cours grâce à des exercices.

Josephine Hayley est enchantée de son cours ICA : «Lorsque j’ai des questions, je peux les poser immédiatement. Je profite beaucoup de l’enseignement individuel. Le cours est très vivant et ciblé. Mon professeur m’aide également à prendre des notes. Pour moi, c’est une expérience extrêmement positive».

«Für mich ist Sehbehinderung in erster Linie eine Beeinträchtigung des Überblicks» ...

Partager de précieuses connaissances

Dans son travail, Martin rencontre très fréquemment des situations dans lesquelles les utilisateurs de logiciels – qu’il s’agisse de Jaws ou de Zoomtext – restent bloqués et ne trouvent plus de solution. Josephine Hayley donne un exemple : «La semaine dernière, naviguer avec le tabulateur fonctionnait encore, mais cette semaine, après une mise à jour de Microsoft, il n’est plus possible de se déplacer à l’intérieur d’un menu de sélection à l’aide de celui-ci».

Lorsqu’il rencontre un problème de ce type, Martin McCombie l’expose dans un mail à un groupe spécialisé en informatique. Ces échanges d’informations avec d’autres spécialistes permettent le plus souvent de finir par trouver des solutions et d’éliminer ces écueils pour les élèves déficients visuels.

D’une manière générale, les spécialistes en informatique mènent des échanges très suivis. Chaque semaine, l’équipe se réunit pour discuter de ce qu’ils ont appris de nouveau et, dans le cadre d’une autre réunion, ils parlent d’exemples de cas concrets avec leurs clients. Un certain nombre de collaborateurs se déplaçant sans cesse dans toute la Suisse alémanique pour apporter un soutien direct à leurs clients, les former ou les accompagner, ces réunions d’échange sont particulièrement précieuses. Partager avec l’équipe les expériences recueillies permet de mieux comprendre le travail des autres et accroît le niveau de connaissances de tous.

Martin Mc Combie conclut : «Avec le SIBU, j’ai trouvé ce que je cherchais. Je peux accompagner des personnes afin qu’elles puissent achever leur formation professionnelle ou réintégrer leur poste de travail. C’est pour moi une grande source de joie».

Unterricht in Word2 und kompensatorische Arbeitstechniken

Hilfreich für die Computerbedienung mit einer Sehbehinderung ist es, die Maus durch Tastenbefehle zu ersetzen. Mit den Tastenkombinationen gelingt es, den durch die Vergrösserung des Dokumentes fehlenden Überblick zu kompensieren und in der Navigation direkt dorthin zu gelangen, wo man hinwill. In der Unterrichtsstunde zum Serienbrief heisst eine Formel z. B. ALT G D. Mit diesen drei Tasten gelangen die beiden Klientinnen, in den Bereich ‹Serienfeld einfügen› wo sie nacheinander die Anrede, Vorname und Name, die Strasse sowie PLZ und Ort in den Serienbrief einfügen können.

Auch im darauffolgenden Unterricht, bei dem es um ‹Kompensatorische Arbeitstechniken› geht, hilft das ‹Gewusst wie› weiter. Es geht darum, zu erlernen, wo im Alltag das Aufsprechen auf ein Sprachnotizgerät von Vorteil sein kann. Das Beispiel von Vivian Aldridge zur Anschauung: Er fragt in einer fremden Stadt, wo denn die Konzerthalle sei. Den Erklärungen des Passanten gut lauschend, wiederholt er am Schluss die Wegbeschreibung und nimmt sie gleichzeitig auf sein Sprachnotizgerät auf. Mit dieser Hilfe ist es ihm letztlich möglich, seinen Zielort zu finden.

Vom Lehrer zum Blindenlehrer

Ausgehend von seinem frühen Interesse für die Blindenschrift verfolgte Vivian also seinen Weg nach seinem Studium weiter. In England war es nicht möglich, direkt eine Ausbildung zum Blindenlehrer zu absolvieren. So wurde Vivian zuerst Lehrer. Nach 5 Jahren Berufserfahrung liess er sich dann zum Blindenlehrer ausbilden. Und das ist er in der Folge geblieben. Ein Lehrer der in seiner Karriere gelernt hat, dass Lösungen – so gut Standardlösungen auch sein können – immer auch das Individuum und seine Bedürfnisse berücksichtigen müssen. Erst dann greifen sie und werden für einen sehbehinderten Menschen zum Instrument, das sein Leben vereinfachen kann.